Jean Castaing LE CHASSEUR FRANÇAIS Avril 1954.

Un des buts primordiaux d’un club est d’assurer le progrès des qualités des races, ou au moins leur maintien si, par hasard, la perfection est atteinte déjà, la concurrence étant le meilleur stimulant.
Sans doute, au sein d’un club, la concurrence existe entre les éleveurs, chacun de ces derniers nourrissant l’ambition de produire mieux que les autres.
Mais l’éleveur subit la tendance du club, et celui-ci par son action et ses directives, peut faire évoluer la race dans un sens ou dans l’autre, bon ou mauvais, ou jugé tel.
Il peut aussi la confiner dans une stagnation préjudiciable à tout progrès.

La personnalité d’un dirigeant de club peut amener d’excellents éleveurs à se retirer du club, de même des querelles, peut être mesquines, mais hélas, fréquentes.
Un secrétaire de club qui reçoit de nombreuses demandes de chiots..vente de chiots. .tandis que d’autres éleveurs, produisant mieux, ne trouvant pas le placement de leurs chiots, sont amenés à laisser d’excellentes lices vides., ce qui peut porter préjudice à l’avenir de la race…

Supposons que des dirigeants du club, par une habile propagande, fassent admettre par la majorité de ses adhérents ou par seulement les plus influents, l’opportunité de faire évoluer la race dont ils “s’occupent” au point d’en arriver à la modifier tellement qu’une révision du standard s’impose.
Par exemple, un chien qui faisait 45cms soit monté à 55 et plus.Tout le squelette sera modifié, ainsi que ses aptitudes et même son moral. On substituera peu à peu non seulement un type différent à l’ancien, peut être même plus qu’une variété.

Un jour après plusieurs années, en comparant avec le type évolué à celui du départ, on aura “presque une ” race nouvelle.
Ces utilisateurs, gens effacés , subiront la loi du plus fort..Ils assisteront impuissants à l’assassinat d’une race qui leur donnait satisfaction.

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